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TOMORILAND

AVEC TOMORILAND, LE MORILLON  IMAGINÉ SON AVENIR

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Le samedi 13 juin 2026, la place du Morillon à Montreuil s'est transformée en un immense terrain de jeu, de rencontres et d'imagination collective. Imaginé par la compagnie Koshka Luna dans le cadre du projet de renouvellement urbain porté par l'ANRU, Tomoriland est venu clôturer deux années d'actions artistiques menées avec les habitants du quartier.

 

Derrière ce nom, né de la rencontre entre Tomorrowland (« le monde de demain ») et Morillon, se cache une ambition simple : permettre aux habitants d'imaginer ensemble l'avenir de leur quartier tout en célébrant sa mémoire, sa diversité culturelle et sa capacité à se transformer.

 

Deux années de création avec les habitants

 

Bien avant le festival, Tomoriland s'est construit au fil des rencontres, des ateliers et des projets partagés.

 

Durant deux ans, la compagnie Koshka Luna a investi les espaces du quartier pour recueillir des récits, des souvenirs, des rêves et des interrogations autour des transformations urbaines en cours.

 

Des ateliers de dessin et de poésie ont permis aux enfants et aux habitants d'exprimer leur regard sur leur environnement.

Ces textes ont ensuite été mis en musique lors d'ateliers menés avec le contrebassiste François Pierron.

Plusieurs numéros de la Gazette du Morillon ont vu le jour, devenant autant de supports de mémoire et de transmission des histoires du quartier.

 

La couturière Sandrine Oberbek, dite Yoyo le Pirate, a animé des ateliers textiles qui ont contribué à la fabrication de nombreux éléments scénographiques du festival. Les élèves du lycée Eugénie-Cotton, de l'École d'art de Montreuil et d'autres établissements partenaires ont participé à la création de décors, de structures et d'installations collectives.

 

Les graffeurs du quartier ont également apporté leur univers visuel à plusieurs réalisations, tandis que les habitants ont partagé photographies, anecdotes et témoignages pour nourrir les différentes créations.

 

L'année précédente, une grande chasse aux trésors théâtralisée avait déjà permis d'explorer l'histoire du Morillon à travers les rues du quartier, en compagnie des artistes de la compagnie.

 

Une fête foraine pour rêver le quartier de demain

 

Le temps d'une journée, le Morillon est devenu Tomoriland.

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Le public a pu embarquer à bord du manège écologique de la compagnie La Voûte Nomade pour effectuer un tour du monde imaginaire, découvrir un chamboule-tout inspiré de la barre Suzanne-Martorell, bientôt démolie, consulter des cartomanciens capables de prédire l'avenir du quartier ou encore écouter les récits d'un conteur sous l'arbre à palabres.

 

Un dragon monumental accueillait une exposition de dessins réalisés durant les ateliers. À ses côtés se déployaient théâtre d'ombres, studio photo, initiations à la salsa et aux danses latines, happenings, déambulations, échassiers, interventions théâtrales et surprises en tout genre.

 

La Machine à sons de VOIX Machine diffusait les créations sonores réalisées avec les habitants ainsi que les « bruits du quartier » collectés par les enfants au cours des ateliers.

 

Les visiteurs pouvaient également découvrir les interviews menées par les enfants avec l'urbaniste Léa Mongeot, participer au jeu de l'oie du renouvellement urbain ou encore visionner différents films retraçant l'histoire et les transformations du Morillon.

 

Certaines attractions permettaient de gagner des jetons échangeables contre une barbe à papa, une boisson ou un tour de manège.

 

Et parce qu'aucune fête populaire n'est complète sans convivialité, l'association Femmes du Morillon a préparé un buffet généreux qui a réuni habitants, artistes et partenaires autour d'une même table.

 

Les indispensables tickets d'or

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Pour entrer dans Tomoriland, il fallait être muni de l'un des 4 000 tickets d'or distribués dans les écoles et structures du quartier. Une manière symbolique de faire de chaque habitant un invité privilégié de cette aventure collective.

 

Ceux qui n'avaient pas de ticket devaient relever quelques défis avant de pouvoir accéder au parc d'attractions du futur.

 

Une aventure collective

 

Tomoriland n'aurait jamais vu le jour sans l'engagement des habitants, des bénévoles, des artistes, des associations, des étudiants, des établissements scolaires et des partenaires qui ont accompagné cette aventure.

 

Près d'une trentaine de personnes ont participé directement à sa réalisation, parmi lesquelles des étudiants en scénographie, en arts appliqués, en cinéma, en urbanisme et en médiation culturelle.

 

La compagnie Koshka Luna remercie chaleureusement l'ensemble des habitants du Morillon, les associations partenaires, les équipes du renouvellement urbain d'Est Ensemble, les services de la Ville de Montreuil, les artistes invités, les établissements d'enseignement et tous ceux qui ont contribué à faire de cette journée un moment unique.

 

Tomoriland n'était pas seulement une fête.

 

C'était une manière de rappeler que les quartiers se construisent aussi avec des histoires, des imaginaires, des rencontres et des projets partagés. Une manière d'affirmer que le renouvellement urbain n'est pas seulement une affaire de bâtiments, mais aussi une aventure humaine.

 

Et, le temps d'une journée, le Morillon a montré qu'il savait inventer son avenir.

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© 2021 by Compagnie KOSHKA LUNA. 
 

 

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